Vivre Libre ou Mourir

« Vivre Libre ou Mourir », telle était la devise de certains révolutionnaires reprise plus tard par les résistants du Maquis des Glières lors de l’Occupation. En ces temps de confinement et de pandémie, c’est plutôt « Vivre Enfermé ou Mourir » auquel on a droit. Notre Liberté, qui est aussi un des trois piliers fondateurs de notre République « Liberté, Egalité, Fraternité » est ainsi mise à rude épreuve. Fermeture des plages, fermeture des parcs publics, surveillance par hélicoptère, surveillance par drone, contrôle de gendarmerie dans la rue pour nos allées et venues… la France dans sa globalité n’a pas connu cela depuis l’Occupation.

C’est pour notre bien commun, me répondrez-vous. Oui mais jusqu’où peut-on accepter d’être privé de nos libertés individuelles pour le bien de tous? Si le discours était cohérent, nous pourrions comprendre, mais où est la cohérence quand on traque les promeneurs par hélicoptère et par drone sur les plages désertées par les touristes alors qu’on laisse les travailleurs, sans possibilité de protection de par l’indisponibilité des masques, continuer à s’entasser dans les transports en commun au risque qu’ils se contaminent les uns les autres.

Horaires spéciaux pour les activités sportives et protection du visage obligatoire dans certaines villes françaises, suppression des bancs publics dans d’autres, port des gants obligatoires pour faire ses courses en Lombardie… De jours en jours, des mesures de plus en plus liberticides sont mises en place. On infantilise la population comme si elle n’était pas capable de respecter les gestes barrières. On veut lui faire croire que si elle attrape le virus c’est la faute des autres. NON! Pour ceux qui comme moi se retrouvent confinés, si nous attrapons le virus, c’est pleinement de notre responsabilité. Nous ne sommes pas obligé de prendre les transports en commun pour aller travailler, nous pouvons garder nos distances quand nous marchons dans la rue, nous pouvons nous laver les mains après avoir fait les courses…

Cependant, à grand renfort quotidien de chiffres morbides, nos dirigeants et nos médias traditionnels, semblent se plaire à nous faire peur pour nous contraindre encore plus à accepter nos privations de liberté sans nous plaindre. Pire, nous en arrivons à culpabiliser de faire une balade ou nos courses à 1 050 mètres de chez nous. Il faut être patient, cela ne va pas durer me direz vous pour me rassurer. Vu l’incompétence de nos dirigeants occidentaux (France, Italie, Espagne, Etats-Unis…) à endiguer l’épidémie avant qu’elle ne se développe, vu la faible ardeur mise dans la recherche d’obtention de masques et de tests, et vu la levée de bouclier sur le seul traitement qui semblerait permettre de baisser la charge virale plus rapidement que nos défenses immunitaires, je suis au regret de vous annoncer que le confinement va durer car il n’y a point de miracles à l’horizon.

Nous allons donc continuer de vivre privés de certaines de nos libertés pendant encore un long moment. Ainsi notre peur de la Mort nous prive de Liberté. Nous nous accrochons tellement au confort de notre monde occidental que nous acceptons d’être privé de Liberté. Mais est-ce vraiment la Liberté dont nous jouissions auparavant? Ne nous sommes pas enfermés nous-mêmes dans une prison dorée? Quand nous nous comparons au reste du monde, nous comprenons que nous sommes privilégiés. Qui voudrait habiter un bidonville en Inde, une favelas au Brésil ou un village en Afrique? Pour garder ce qui nous semble être un privilège, nous nous écrasons par peur de perdre notre emploi, peur de perdre notre logement, peur de ne pas pouvoir remplacer notre voiture, peur de ne pas pouvoir aider nos enfants à faire leurs études… Est-ce cela la Liberté, vivre dans la Peur?

En regardant le reportage « En Inde, l’impossible confinement » dans l’émission Envoyé Spécial, j’ai été touché par deux jeunes enfants des bidonvilles faisant les poubelles (1:15:25). Dans un premier temps, on peut croire qu’ils sont inconscients du danger que le virus représente. Mais après réflexion, on comprend que le quotidien de ces enfants est baigné par la mort. L’espérance de vie dans les bidonvilles est bien moindre qu’ailleurs. Un virus y est bien moins craint que la famine. Ainsi, ces enfants vivent au jour le jour comme si c’était le dernier, ils vivent pleinement sans aucunes peurs et surtout pas celle de la mort. « Pourquoi avoir peur du Corona virus? Si je meurt c’est pas grave. On va tous mourir un jour, » commentent-ils au journaliste.

L’ensemble de nos peurs a fait de nous des moutons de Panurge. Nous avons tendance à oublier de réfléchir. Nous avons tendance à oublier que la Vérité n’est ni blanche, ni noire. En ce qui concerne le Corona virus, la Vérité n’est ni dans la bouche de notre gouvernement, ni dans la bouche des partisans de la Théorie du Complot. Pour trouver la Vérité, il ne faut surtout pas écouter ceux qui disent la détenir. Seul ceux qui cherchent la Vérité peuvent s’en approcher. Mais même ceux-là, il nous faudra les écouter en gardant notre libre arbitre, une des rares libertés dont il sera difficile de nous priver.

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