Qui suis-je ?

Mars 2019

Frédéric Stephan sont les deux prénoms qui m’ont été donnés avec amour par mes parents. Mon nom de famille, tout comme le vôtre, importe peu car il nous réduit à 1/4 de nos grands-parents et 1/8 de nos arrière grands-parents.

Né le 17 Août 1970, les accros de numérologie y reconnaîtrons un 888 et la symbolique de justice qui y est rattachée. Omettre une vérité, j’y arrive, dire un mensonge, cela m’est impossible, tout comme prendre une décision qui ne serait pas juste. Cela me joue des tours dans ma vie professionnelle dans laquelle on attend d’un responsable de prendre des décisions sans nuances. Cependant je ne renierai jamais celui que je suis.

A la réouverture de ce blog, j’ai donc bientôt 49 ans. Vous pourriez penser que c’est avec l’expérience de la vie que mon ouverture spirituelle s’est faîte. Mais celle-ci remonte à bien plus longtemps que cela. Peu de temps avant mes 11 ans, mon père et moi avons failli nous noyer près du Pont-du-Gard. Voir son père inanimé sur la rive, à qui un jeune homme de 14 ans fait le bouche à bouche pour essayer de le ranimer, laisse des traces dans l’inconscient d’un enfant. Je profite de ces lignes pour remercier encore une fois Sylver. Sans son courage et son abnégation, notre famille ne serait pas ce qu’elle est devenue. Ni l’émission « Porte-Bonheur » de Patrick Sabatier que ma mère lui a fait consacrée, ni nos discussions téléphoniques les quelques années avant son décès ne combleront jamais la dette que nous avons envers lui. Et pourtant dans toute son humilité, il a toujours dit qu’il n’avait fait que ce qui lui semblait juste de faire.

Ainsi quelques mois après cet évènement, des questions existentielles ont commencé à apparaître dans mon esprit.

« Pourquoi mon âme a-t-elle choisi ce corps? »

« Pourquoi ai-je choisi de vivre dans cette famille? »

« Que suis-je venu faire sur terre? »

Autant de questions troublantes pour un enfant qui ne comprend pas pourquoi elles viennent à son esprit et qui en comprend encore moins les réponses qui semblent poindre. A cette époque, ma mère souffrait encore régulièrement de dépression lié à son enfance. Voyant mon désarroi, elle m’a demandé ce que j’avais. Ne sachant comment lui expliquer, j’ai utilisé la tournure de phrase suivante: « Tu vois la couleur de cette porte, qu’est-ce qui me dit que tu la vois de la même façon que moi? ». Ne sachant comment y répondre, elle me demanda en quoi cela me faisait peur. Je lui répondis que j’avais peur de devenir comme elle. Pour m’aider elle m’envoya consulter un médecin pionnier en Energie Hologrammique qui l’aidait avec sa dépression. En deux séances, les questions existentielles disparurent. J’ai compris par la suite qu’elles avaient permis de clore mon corps spirituel pour laisser mon corps physique et mon esprit se développer.

Libéré de ces questions, j’ai pu continuer un parcours scolaire assez réussi qui m’a conduit à un diplôme d’Ingénieur. Vous pourriez vous demander pourquoi j’utilise « assez » et pas « très ». Cela vient du fait que ce parcours n’est pas complètement celui que j’aurais voulu, j’y reviendrais dans un article.

Diplôme en poche, je commence ma vie professionnelle avec à mes côtés celle que je considérais comme la femme de ma vie. Les débuts ont été très épanouissant, j’étais Ingénieur R&D, je travaillais donc sur des nouvelles technologies qui comblaient ma soif d’apprendre. En plus je mettais en pratique mon sens innée pour la pédagogie en participant à la formation des opérateurs sur les nouveaux logiciels et les nouvelles machines. Tout semblait aller bien dans le meilleur des mondes. Oui mais voilà pour progresser dans la chaîne hiérarchique, il est nécessaire de prendre un poste d’encadrement. On ne m’en proposait pas dans la société dans laquelle j’étais, je suis donc allé en prendre un ailleurs.

S’en est suivi 4 années de galères, non pas liées à la fonction, les gens qui ont travaillé dans mes équipes m’ont toujours apprécié, mais liées au choix des sociétés. Dépôt de bilan, plan de continuation, rachat, licenciements économiques, harcèlement moral vis à vis d’autres personnes et même escroquerie comptable, en 4 années j’ai tout connu et s’en était trop. J’ai profité de la dernière situation pour demander à ne pas être gardé à la fin de ma période d’essai pour me mettre à mon compte en programmation informatique sur Internet.

Après 4 années de galère, j’ai vécu les 4 meilleures années de ma vie. Je travaillais à la maison, j’étais un papa à plein temps pour mes enfants et mon épouse s’épanouissait dans la vente. Après bien des années, mon ouverture spirituelle est revenue. J’ai commencé à lire de nombreux ouvrages, à rencontrer des gens qui voyaient le monde de la même manière que moi. C’est là qu’à l’apogée de cette ouverture, en 2009, j’ai commencé ce blog sur Overblog http://ouvronsnotreconscience.over-blog.com/.

Oui mais voilà, encore une fois, tout était trop bien dans le meilleur des mondes. Je n’ai pas vu venir la révolution vidéo sur Internet. Mon modèle économique s’est écroulé en quelques mois et j’ai du reprendre un travail salarié.

S’en est suivi 10 années au cours desquelles petit à petit je me suis perdu. Perdu car les fonctions que j’occupais n’étaient pas faites pour moi: trop routinier, peu à apprendre. Perdu car en voulant offrir à mon épouse la vie que je pensais qu’elle souhaitait avoir, je me suis retrouvé avec une double activité professionnelle, à travailler 11 heures par jour la semaine et 4 heures par jour le week-end. Bien que je n’ai rien vu venir, l’inévitable arriva, elle m’annonça qu’elle me quittait pour une autre homme qui lui savait être là pour elle quand moi je ne faisais que travailler. Moi qui n’avais jamais eu d’yeux pour une autre, j’ai pris la plus grande claque dans la gueule de ma vie.

Bienvenue dans mon tableau refuge

Pour m’aider à gérer l’ensemble des émotions qui m’ont parcouru après cette annonce fracassante, je suis allé consulté une kinésiologue. J’en avais déjà rencontré 10 ans auparavant lors de ma précédente ouverture spirituelle mais je n’avais jamais été leur patient. En plus de m’aider à mettre des mots sur mes émotions, elle m’a aidé à voir des portes de sortie positives à cette situation qui soient en harmonie avec moi même. De plus, pour m’aider en cas de stress intense, elle m’a demandé d’associer un mot à chacune des couleurs suivantes. Pour le bleu, l’évidence était pour moi, le ciel, la mer, la terre en tant que planète. Pour le jaune encore une évidence, le soleil. Pour le rouge, seul deux termes sont venus à moi, feu rouge et sang, je retins sang. Pour le blanc, la pureté me semblait une évidence. Pour le vert aucun doute la nature. Puis elle me demanda d’imaginer un tableau avec tous ces éléments. J’avais beau essayer, il y avait quelque chose qui ne collait pas. Comprenant mes difficultés, elle me demanda quelle couleur me posait problème, « le sang » lui répondis-je. En me demandant de le remplacer par un autre élément rouge, l’évidence se présenta à moi, j’avais choisi le bleu pour la terre et le jaune pour le soleil, je pris donc Mars pour le rouge et remplaça le blanc par la Lune. J’avais enfin en tête un tableau qui me correspondait à 100%. Vous comprenez ainsi mieux ce que représente pour moi l’image en en-tête de ce blog. Elle n’est pas réaliste mais c’est mon tableau refuge.

Me tourner vers le futur

En fin de séance, la kinésiologue a analysé combien de temps j’allais mettre à me sortir ce cette situation émotive très forte. Trois jours pour prendre conscience et quinze jours pour me tourner vers le futur. En sortant de la séance, je restais perplexe quand à cette prédiction. Quinze jours après je me dois à l’évidence, elle avait raison.

Pour être tout à fait complet, il m’est nécessaire de rajouter que durant la séance, voyant que j’avais du psoriasis dans les oreilles, elle m’a dit que je devais commencer à m’écouter. Après les trois jours de prise de conscience, en m’interrogeant sur mon avenir, une petite voix dans ma tête, mon coeur ou mon âme, difficile à dire, m’a suggéré de contacter quelqu’un que je n’avais pas vu depuis 28 ans. J’avais été prévenu, il fallait que je m’écoute aussi irrationnel que cela pouvait paraître. J’ai donc contacté cette personne par messagerie et j’y ai découvert quelqu’un qui me ressemblait énormément sur le plan spirituel. Nous avons même des centres d’intérêts communs tel que l’astronomie et les voyages interstellaires. Nos échanges m’ont apporté, m’apporte et j’espère m’apporteront beaucoup le plus longtemps possible. Elle m’a permis de comprendre celui que j’étais vraiment. Elle se reconnaîtra dans ses lignes et j’en profite pour écrire noir sur blanc qu’elle pourra toujours compter sur moi dans l’avenir.

En attendant la femme qui saura m’aimé pour celui que je suis et non celui qu’elle souhaite que je sois, le vide sentimental qui m’a habité pendant plusieurs jours est désormais remplacé par une plénitude spirituelle jamais atteinte jusqu’à présent. Tel le phénix, je renais de mes cendres. Si je ne sais pas encore celui que je serais dans quelques années, je sais désormais que je dois exprimer celui que je suis actuellement à travers ce blog qui lui aussi renaît de ses cendres.

Bonne lecture…

Novembre 2020

Voilà 18 mois que j’ai redémarré ce blog. Pour m’aider dans ma reconstruction, j’ai démissionné de mon précédent emploi en Décembre 2019 et depuis Mai 2020, j’occupe le poste que je voulais occuper il y a 20 ans, et qui ne m’avait pas été proposé, avant que je fasse le choix qui m’a entraîné dans une vie professionnelle chaotique. Était-ce vraiment un choix? La vie est très bizarre parfois, tellement que je ne crois plus au hasard désormais. Je suis partis de cette société pour le salaire et l’évolution, j’y reviens ni pour l’un, ni pour l’autre. Simplement pour y être épanoui et comble du comble, pour la première fois en 20 ans, j’ai une direction qui partage mon point de vue sur le management.

Si ma vie sentimentale est encore dans le brouillard, ma vie professionnelle baigne dans le soleil, au sens propre comme au sens figuré, vu que je suis également de retour dans le sud de la France qui m’a vu naître. Ayant vendu la maison familiale que nous avions dans l’Yonne et me contentant d’un logement plus modeste, j’ai pu arrêté complètement ma deuxième activité professionnelle il y a deux mois. Je me suis trompé de route dans la recherche du bonheur, il n’est jamais trop tard pour revenir dans le droit chemin.

Les inquiétudes que je pouvais avoir sur mon futur ont été remplacées par des inquiétudes sur le futur de l’humanité. Depuis que je suis enfant, je ne me suis jamais senti bien dans notre société. J’ai toujours trouvé que les choses n’étaient pas normales, qu’elles n’étaient pas ce qu’elles devraient être. C’est un sentiment difficile à exprimer. C’est un peu pour moi comme si je m’étais trompé de monde à la naissance. Mais que pouvais-y faire seul? Alors je me suis tu, j’ai essayé de me fondre dans le moule. Le choix que j’ai fait m’a amené à un triste résultat. Désormais, je m’exprime et j’invite chacun d’entrevous dans la même situation que moi à s’exprimer. Je suis d’ailleurs heureux de voir les Français prendre de plus en plus conscience des problèmes de notre société. La crise sanitaire que nous vivons et la manière dont elle a été gérée par nos dirigeants met en exergue de nombreux travers de notre société. Dénoncer ces travers et être force de proposition pour une nouvelle société seront donc mon axe de réflexion dans les mois à venir.