La fin de vie n’est pas un sujet simple

Ne regardant plus la télévision depuis décembre 2021, ce n’est que par les publications de mes amis que je suis informé des nouvelles lois votées. Visiblement, la loi sur l’aide à la fin de vie est loin de faire l’unanimité. Je dois cependant avouer que je n’ai pas d’avis tranché sur le sujet car il est bien plus complexe qu’un oui ou un non à l’assemblée.

Depuis ma rencontre avec la mort qui n’a pas voulu de moi à l’âge de 11 ans, et encore moins de mon père (voir cet article), ma vision sur la vie et la mort est bien différente de celle d’autres personnes. Depuis ce moment-là, je n’ai plus peur d’elle et je sais que je la reconnaîtrai quand elle viendra me chercher. Mais ne pas avoir peur de la mort, n’est pas la même chose que ne pas avoir peur de la souffrance, et nous n’avons pas tous la même résistance face à la souffrance et à la maladie.

Le sujet que soulève cette loi est le sujet de base de notre existence : qu’est-ce que la vie et qu’est-ce que la mort ? Dès que le sujet est métaphysique, vous savez que je réponds présent. Après mon expérience avec la mort, deux films m’ont marqué sur ce sujet.

Le premier est « Soleil Vert » dans laquelle le gouvernement d’une planète surpeuplée a organisé la mort comme une expérience incroyable à vivre. Et je dois dire qu’Edward G. Robinson est plus que convaincant dans cette croyance, malgré les conseils de son ami Charlton Heston qui essaye de l’en dissuader. Nous devons comprendre que cette loi n’est que le premier pas vers ce qui nous est présenté dans « Soleil Vert ». Toute personne ayant un peu de bon sens comprend immédiatement que cette loi n’est qu’un prétexte pour réduire la facture de la sécurité sociale. Toutefois, avec le changement de croix d’incarnation pour l’humanité en 2027, l’évolution de la population sur la terre devrait s’inverser dans les décennies à venir et nous ne devrions pas nous retrouver dans la situation de surpopulation présente dans « Soleil Vert ». Nous allons, par contre, devoir apprendre à nous débrouiller par nous-mêmes et cela sera difficile pour certains.

« Johnny s’en va t’en guerre » – 1971

Le deuxième film m’ayant marqué est « Johnny s’en va t’en guerre ». Il décrit la position d’un soldat de la Première Guerre mondiale ayant perdu la parole, la vue, l’ouïe et l’odorat, et avec les quatre membres amputés. Il ne lui reste que le toucher à travers la sensibilité de sa peau lorsque l’infirmière prend soin de ce qu’il lui reste de son corps. A tous ceux qui ne comprennent pas le « Je pense donc je suis » de Descartes, ou qui le comprennent de travers, je conseille le visionnage de ce film. Vous ne trouverez pas de meilleure explication ailleurs. L’auteur du livre dont est issu le film nous invite à plonger au plus profond de ce qu’est la vie : notre conscience. Et malgré les apparences de son corps, la conscience de Johnny est encore là. Vous ne pourrez plus avoir d’avis tranché sur la fin de vie après avoir vu ce film.

Comme je l’ai évoqué précédemment, si je n’ai pas peur de la mort, je dois avouer que je n’ai pas envie de souffrir. Lorsque de telles pensées surviennent, je dois me raccrocher à ma foi sur l’existence, sur le fait que nous nous sommes incarnés pour vivre des expériences qui vont nous faire progresser (certains parlent de nettoyage de karma, je préfère les termes progresser ou évoluer). Quelles que soient ces expériences, notre âme les a choisies avant de s’incarner.

Un autre état de fin de vie qui m’inquiète parfois est la maladie d’Alzheimer. Attention, ce que je vais écrire pourra choquer certaines personnes, je m’en excuse d’avance, mais je ne peux pas parler de cette maladie sans évoquer cela. Ayant vu ce que la maladie d’Alzheimer a fait à ma grand-mère après ses 90 ans, je n’ai pas vraiment envie de finir ma vie dans cet état. Lorsque cette idée noire vient dans mon esprit, je dois me rappeler ma foi sur le fait que toutes nos maladies ont des causes qui ne sont pas toutes dans la matière. La perte de mémoire est une conséquence de l’Ombre de la Clé Génétique 33, l’Oubli. Le seul moyen pour ne pas sombrer dans cette Ombre est d’être en paix avec notre passé, d’avoir transcendé nos schémas et surtout d’avoir verbalisé aux autres tout ce que nous avons caché. Nous devons comprendre que les gènes de cette maladie ne s’exprimeront que si nous n’avons pas fait ce travail. Il est très dur de dire certaines choses, parfois notre conscient les a même enfouies dans les tréfonds de notre mémoire, mais c’est la seule solution. La vie nous offre des situations qui nous permettent de faire ce travail, et nous ne devons pas louper ces occasions pour le faire.

Voilà, la fin de vie n’est pas un sujet simple, il n’est pas possible de statuer de manière générale par un oui ou un non. Pour conclure, je dirais que vu que notre vie est une pièce de théâtre que notre âme est venue expérimenter, nous ne devons pas nous inquiéter de notre futur car tout se passera comme cela doit se passer si nous jouons notre rôle aligné à ce que nous sommes.

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