Les Mystères de l’Univers

Après avoir philosophé sur l’infiniment petit dans l’article Quand l’étude de la Matière nous ouvre à la Spiritualité, abordons maintenant l’infiniment grand. L’Univers est encore loin de nous avoir révélé tous ses mystères et même si la connaissance que nous en avons est de plus en plus grande, certaines découvertes sur l’Univers posent encore plus de questions qu’elles n’en résolvent.

Source de l’image : TrustMyScience

Notre notion de l’Univers commence avec la Terre, la Lune et le Soleil. Les premiers humains pensaient que la Terre était plate et bien que certains pensent encore qu’elle l’est (Flat Earth Society), les mathématiciens et philosophes grecs ont démontré dans l’Antiquité que la Terre était sphérique. Par contre, pendant des siècles, tout le monde s’accordait pour dire que le Soleil, la Lune et les autres planètes tournaient autour de la terre (Géocentrisme). Il a fallut attendre le XVIe siècle et Nicolas Copernic pour suggérer que la Terre et les autres planètes tournaient autour du Soleil (Héliocentrisme).

Les siècles passant, notre connaissance du système stellaire a bien évolué. En plus d’avoir découvert tous les satellites des géantes gazeuses telles que Jupiter et Saturne, nous savons désormais que notre système se déplace à l’intérieur d’une galaxie, la Voie Lactée, composée de centaine de milliards d’étoiles, elle-même se déplaçant dans l’Univers. C’est ainsi qu’assis dans notre fauteuil en France nous tournons autour de l’axe de la Terre à une vitesse d’environ 1 100 km/h. Sachant qu’en même temps la Terre tourne autour du Soleil à une vitesse de 107 000 km/h, que le Soleil tourne autour du centre de la galaxie à une vitesse de 780 000 km/h et sans compter le déplacement de notre galaxie, sans bouger, nous nous déplaçons dans l’Univers à une vitesse vertigineuse.

L’exploration de l’Univers, c’est l’exploration de la vie. Dans notre système solaire, Europe et Encelade, les lunes glacées de Jupiter et de Saturne, peuvent être les première planètes sur lesquelles nous découvrirons sous leur manteau de glace une forme de vie extra-terrestre. Même si cette forme de vie sera primaire, comme celle présente au fond de nos océans, une telle découverte sera révolutionnaire pour l’esprit humain. Les explorations de Io et de Titan pourraient également nous réserver des surprises avec une découverte de vie, certes primaire, mais surtout non carboné à la différence de la vie sur terre.

De gauche à droite et de haut en bas : Europe, Encelade, Io et Titan

De même, depuis plusieurs années, l’exploration de l’Univers s’oriente également vers la découverte d’exoplanètes, planètes gravitant autour d’autres étoiles de notre galaxie. Pour le moment nous avons du mal à observer directement de telles planètes pour définir si elles sont potentiellement habitables ou habités. Mais avec les progrès des techniques d’imagerie astronomiques et la construction du Télescope Géant Européen, nous devrions commencer avant la fin de la décennie à analyser directement l’atmosphère des exoplanètes. La détection de la présence éventuelle de vie se fera par analyse directe de la lumière émise par ces planètes. La présence et la proportion de certains gaz nécessaires à la vie pourront être confirmées dans le spectre de la lumière reçue par le télescope. Et si nous détectons de la pollution sur une exoplanète, comme sur notre Terre, il n’y aura plus qu’un pas à faire pour confirmer que cette planète est habitée. Nous aurons alors une preuve directe que les extra-terrestres existent. Pour savoir à quoi ils ressemblent, il faudra attendre encore un peu, voire longtemps…

Lorsqu’on va encore plus loin que les milliards d’étoiles qui nous entourent dans la Voie Lactée, nous observons d’autres galaxies. En 1936, l’astronome suisse Fritz Zwicky utilise les lois de Newton pour définir une « masse dynamique » aux galaxies qu’il étudie en observant le mouvement des étoiles qui la composent. Mais quand il calcule la « masse  lumineuse » de ces mêmes galaxies par rapport à la lumière reçue sur son télescope, il constate une énorme différence. La « masse dynamique » est 400 fois plus grande que la « masse lumineuse », Zwicky parle alors de masse manquante. Il faudra attendre les années 70 et l’étude des courbes de rotation plate des galaxies spirales, pour commencer à parler de Matière Noire. Cinquante ans plus tard, nous n’en savons pas beaucoup plus sur cette Matière Noire hormis que c’est une particule qui a une masse mais qui n’a pas d’énergie. C’est justement cette absence d’énergie qui nous empêche de la détecter. Par contre, l’étude des mouvements entre les galaxies permet de dire que les galaxies sont reliées entre elles par de la Matière Noire, créant ainsi des amas et des superamas de galaxies.

A gauche : simulation d’amas de galaxies (source : Futura-Sciences).
A droite : neurones et synapses d’un cerveau humain (source : CNRS)

Dans la Table d’Emeraude, Hermès Trismégiste a écrit : « Ce qui est en bas, est comme ce qui est en haut ; et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. » Lorsqu’on observe une simulation d’amas de galaxies avec les galaxies reliées entre elles par de la Matière Noire, on ne peut s’empêcher de la comparer à une photo montrant des neurones et des synapses d’un cerveau humain. Cette comparaison nous invite à nous poser cette question: « L’Univers a-t-il une Conscience? »

Mais à quoi bon ressemble cet Univers?

Tout d’abord, il y a environ 13,8 milliards d’années, il y eut le Big Bang. Toute la matière de l’Univers condensée en un seul point a « explosé » pour remplir l’Univers que nous connaissons actuellement. Si les scientifiques ne sont encore pas tous d’accord sur ce qu’il s’est réellement passé au tout début, ils s’accordent pour dire que 380 000 ans après le Big Bang, l’Univers était bien plus chaud et bien plus dense que de nos jours, les étoiles et les galaxies n’existaient pas encore, mais c’est à partir de ce moment là que la matière a laissé échappé le rayonnement de la lumière. Ce rayonnement fossile appelé Fond Diffus Cosmologique est l’objet le plus lointain qu’il nous est possible d’observer en astronomie. Contrairement aux étoiles et galaxies, il ne s’observe pas dans le spectre de la lumière visible mais dans le spectre des micro-ondes. Si les résultats de mesure du Fond Diffus Cosmologique confirme la théorie du Big Bang comme source de création de notre Univers, ces mêmes résultats nous perturbent quand à la recherche de la forme de l’Univers.

Quand on évoque une explosion, on fait toujours référence à un centre. Du coup, dans notre inconscient nous voyons l’Univers comme ayant un centre et étant en expansion depuis ce centre. Selon ce modèle, si nous observons l’espace et notamment le Fond Diffus Cosmologique, nous devrions trouver un centre tout comme nous pouvons observer la nuit le centre de notre galaxie lorsque nous sommes dans l’hémisphère sud. Les résultats de mesure du Fond Diffus Cosmologique tout comme l’analyse de la distribution des galaxies sont formels et concluent sur le fait que l’Univers est en expansion et de dimension finie mais sans centre ni bords! A quoi bon peut donc ressembler notre Univers dont le volume serait fini s’il n’est pas de forme sphérique?

Pour suggérer une solution, il est nécessaire de faire un peu de Mathématique et de Topologie. Supposons une fourmi qui marche le long d’une droite infinie. D’un point de vue Mathématique, la fourmi est dans un espace infini à une dimension. Maintenant, faisons la marcher sur un cerceau. Le cerceau a une dimension finie car c’est un objet a une dimension mais courbé dans un plan à 2 dimensions. Cependant pour la fourmi qui marche sur le cerceau, elle aura toujours l’impression d’être dans un espace infini à une dimension. Prenons maintenant la surface de la Terre. On peut en faire le tour indéfiniment et pourtant c’est une surface finie, sans centre et sans bords à 2 dimensions. Si vous dessinez une surface finie dans un espace à 2 dimensions, un rectangle par exemple, vous avez une surface qui a un centre et des bords. Si la surface de la Terre (surface à 2 dimensions) n’a ni centre, ni bords, c’est qu’elle n’est pas contenu dans un espace à 2 dimensions mais dans un espace à 3 dimensions. Nous en arrivons à notre Univers. Si notre Univers est de dimension finie dans un espace à 3 dimensions, il ne peut pas être sans centre et sans bords. Si par contre vous imaginez qu’il est dans une espace à 4 dimensions physiques, vous comprenez alors qu’il peut être de dimension finie, sans bords et sans centre. Attention, je ne parle pas de la dimension temporelle considérée comme une quatrième dimension quand on parle d’Espace-Temps, mais bien d’une quatrième dimension physique. Notre Univers pourrait donc être une Hypershère de dimension 3.

Si les Scientifiques parlent régulièrement de Courbure Spatiale de l’Univers et cherchent à la calculer pour expliquer que notre Univers soit de dimension finie sans centre ni bords, ils oublient d’évoquer les conséquences en terme de dimension physique que cela a. Les scientifiques auraient-ils peur des conséquences Métaphysique de leurs recherches? Depuis des siècles, la Science n’a eu de cesse de combattre l’obscurantisme des Religions. On ne peut que s’en féliciter, mais il ne faudrait pas que la Science tombe elle aussi dans l’obscurantisme de peur d’affronter des choses qu’elle ne souhaite pas aborder. Pourquoi une telle réticence? Parce qu’ouvrir la porte à la possibilité d’une quatrième dimension invisible à nos yeux, c’est ouvrir la porte à l’inconnu mais aussi à la possibilité que certains fondements de certaines religions puissent être scientifiquement prouvés ce qui serait un comble pour la Science. La Science a encore du mal à traiter l’Âme humaine comme un véritable sujet d’analyse. Pourtant, plus les recherches avancent, plus on est proche du moment où il faudra scientifiquement étudier si l’Âme humaine survie après la mort dans une dimension qui nous est invisible. Toutes les personnes qui disent être régulièrement en contact avec des êtres décédés ou qui disent avoir rencontrés des êtres décédés lors d’un état de mort imminente ont tendance à être traités de charlatans ou d’affabulateurs par la Science. Ce n’est pas parce qu’il y a des choses que l’on constate et que l’on ne sait pas encore expliquer qu’il ne faut pas les étudier.

Il est grand temps de changer de paradigme en ce qui concerne l’Univers. Depuis des siècles, la Science nous présente l’Univers comme un mécanisme. J’invite donc tous les vrais Scientifiques à commencer à étudier l’Univers comme un organisme. Nous pourrons alors mieux découvrir qui nous sommes et où nous allons sans avoir peur des conséquences Métaphysique de nos découvertes.

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